Glossaire
Un mot, une définition

Comme pour le droit ou la médecine, le vocabulaire informatique peut parfois dérouter et souvent freiner l'apprentissage... Qu'est une compilation ? A quoi sert un module ? C'est quoi un serveur X ? Cette rubrique est faite pour vous !
Et si vous êtes vraiment perdus, allez ici. :-)

Vous trouverez ici les termes souvent utilisés sous Linux et qui peuvent poser problème aux débutants. Ce glossaire ne reprend que les termes liés de près à linux, je ne vais pas reprendre les termes informaitques (une autre section existe).

Avertissement : cette rubrique vient juste d'être ouverte, c'est pourquoi ce glossaire est loin d'être complet. S'il vous manque un terme, contactez-moi pour me le demander ! Vous aiderez la communauté, puisque je le rajouterai ici ensuite.

Code source
C'est un fichier texte, éditable dans n'importe quel éditeur de texte (emacs, vi, etc.), et qui dans un certain langage, décrit un programme. Le noyau de Linux est disponible sous forme de source, ainsi que tous les logiciels dits "libres", ce qui permet à tout un chacun de modifier et d'améliorer ces logiciels, en diffusant les améliorations qui ont été apportées.
 
Compilation / compiler
Compiler, c'est transformer un code source en fichier binaire, directement exécutable par le noyau de Linux.
 
Desktop environment (DE)
voir Environnement de bureau.
 
Display manager (DM)
Lorsque vous lancez votre ordinateur sous Linux, si vous avez choisi le mode de démarrage graphique, vous arrivez sous X sur un écran vous permettant de saisir votre username et votre mot de passe. C'est le display manager, ou DM. Le DM de base s'appelle XDM ou X Display Manager. Il est livré avec le serveur X. KDE ou Gnome proposent leurs propres DM, respectivement KDM et GDM, qui ont le même look que l'environnement d'où ils sont tirés. On l'appelle aussi parfois "bannière de login" ou "bannière de connexion".
Lorsque vous vous connectez, le DM "disparaît" pour laisser la place à un gestionnaire de fenêtre (fvwm2, etc.) ou à un environnement de bureau (Gnome, KDE...). Lorsque vous quitterez ce client X, le système redémarrera le DM.
Distribution
Une distribution c'est l'ensemble de Linux (qui a proprement parler n'est que le noyau du système d'exploitation), et de nombreux programmes qui forment un système d'exploitation complet, de la ligne de commande à l'environnement graphique. Les distributions les plus connues sont Red Hat, Mandrake, SuSE, Debian, Slackware, etc.
 
Environnement de bureau (Desktop environment, DE)
La frontière entre gestionnaire de fenêtres (ou window manager) et environnement de bureau (ou desktop environment) n'est pas toujours très précise.
Les gestionnaires de fenêtres sont des environnements simples, alors que les DE comme KDE, Gnome et récemment Xfce sont à l'autre bout de l'échelle de la taille et de la complexité. Ils peuvent fournir leur propre display manager et window manager, et peuvent parfois utiliser un WM alternatif (comme Gnome, qui livré avec Enligtment s'accomode très bien de le remplacer par WindowMaker). Les DE fournissent des tas de logiciels qui s'intègrent bien à l'environnement, au premier rang desquels les gestionnaires de fichiers, les panneaux de configuration, les navigateurs internet, les editeurs de texte et d'images, les jeux (ah ! Une petite partie de démineur sous KDE, ça me manquait :), et même des suites bureautiques, comme KOffice de KDE.
En bref, les DE essaient de vous donner au moins la même chose que Windows lorsque vous venez de l'installer (et beaucoup plus puisqu'il existe des tas d'applications pour chaque DE).
Gestionnaire de fenêtres (Window manager, WM)
La frontière entre gestionnaire de fenêtres (ou window manager) et environnement de bureau (ou desktop environment) n'est pas toujours très précise. En général, le gestionnaire de fenêtres est le client X qui possède les fenêtres et les gère (barre de titre, encadrement, déplacement, changement de taille, etc.). Les applications, quant à elles, possèdent l'intérieur de la fenêtre ; c'est elles qui créent les fenêtres, en gèrent le contenu ainsi que l'interaction avec ce contenu.
Il est ainsi possible de changer de WM, et de voir toute l'apparence de tout l'écran changer complètement. Quelques gestionnaires de fenêtres : KWM le WM de KDE, Enlightenment, WindowMaker, fvwm et toutes ses déclinaisons, twm l'ancêtre, olwm, etc.
Langage
En informatique, le langage c'est la façon dont vous allez parler à la machine pour qu'elle fasse ce que vous souhaitez. Les langages de bas niveau sont le binaire (directement compris par le microprocesseur, mais qui peut vous conduire à l'hôpital psychiatrique), et l'assembleur, qui se compose de mnémoniques qui se traduisent directement en binaire. Sous Linux, la plupart des logiciels, et le noyau lui-même sont programmés dans un langage de plus haut niveau très populaire aujourd'hui : le langage C. L'évolution du C vers l'objet (manière différente de représenter les choses, où données et programme ne font plus qu'un) est le C++, utilisé pour programmer KDE.
D'autres langages utilisés aujourd'hui sont Java, Pascal, Fortran, Cobol. Ces langages, ainsi que le C, doivent passer par une phase de compilation avant d'être compris par la machine.
Il existe également des langages qui n'ont pas besoin de compilation, car ils sont en réalité composés d'instructions lues et interprétées par un logiciel. Ce sont les
langages interprétés ou langages de scripts. On compte parmi eux le célèbre Perl, Tcl/Tk, et les langages des shells (sh, csh, etc.).
Libre / logiciel libre
Un logiciel libre est distribué avec son code source, que vous pouvez modifier et/ou redistribuer selon les termes d'une license comme la Gnu Public License (GPL), ou une license de type BSD. C'est le principe de développement de Linux et de la majorité (sinon toutes) des applications livrées dans les distributions de Linux. A noter que libre ne signifie pas forcément gratuit, et vice versa.
 
Lien / lien symbolique
Le lien symbolique est un concept Unix. Un fichier ou un répertoire se situe dans un et un seul répertoire. Grâce au lien symbolique, vous pouvez donner le don d'ubiquité à un fichier ou un répertoire. Le fichier/répertoire peut ainsi apparaître à différents endroits dans l'arborescence. Attention, ce n'est pas une copie, mais bel et bien un même fichier qui apparaît à plusieurs endroits. On peut comparer le lien symbolique à un synonyme.
Par exemple, le lien /usr/include/X11 pointe vers ../X11R6/include/X11, ce qui signifie que lorsque vous vous rendez dans le "répertoire" /usr/include/X11, vous êtes en fait dans /usr/X11R6/include/X11. De même, le lien /dev/mouse pointe vers le périphérique de votre souris, par exemple /dev/ttyS0.
Pour créer un lien symbolique, utilisez la commande "ln -s". Par exemple, "ln -s /dev/ttyS1 /dev/modem" vous permettra d'utiliser le périphérique /dev/modem dans vos applications et de ne plus vous soucier de savoir sur quel port série il est connecté.
 
Login/logout
Le login est l'action de se connecter (en anglais : to log in) à un système, le logout celle de se déconnecter.
 
Man / manpage / page de man
man est le manuel de Linux (et des Unixes en général). Il se consulte en mode texte, par la commande man suivie du nom de la commande sur laquelle on veut avoir de l'aide. Par exemple, pour savoir comment fonctionne le man, "man man" est la commande appropriée. "man ps" vous donnera toutes les informations sur le fonctionnement de ps, etc. Vous pouvez aussi consulter le man en mode graphique, avec xman, ou dans les environnements de bureau comme KDE en tapant l'URL man:la_commande (ex : man:ps).
 
Module
Les modules sont une façon qui a été trouvée pour rendre Linux (le noyau) plus modulaire (!) et plus léger. En effet, ce sont le plus souvent des drivers qui ont été "sortis" du noyau dans des fichiers séparés, et qui sont chargés en mémoire, soit automatiquement lorsqu'on se sert du périphérique concerné, soit manuellement. Ils permettent de réduire la taille mémoire utilisée par le noyau lui-même. Le concept de modules permet aussi d'ajouter des drivers de périphériques au système sans devoir recompiler le noyau.
 
Monter une partition, un disque, une disquette, un CD-ROM, un ZIP...
voir Point de montage.
 
Noyau (Kernel)
Le noyau de Linux est le logiciel de base qui permet de démarrer l'ordinateur, de gérer les périphériques, directement ou par l'intermédiaire de modules, de gérer les tâches et de leur partager le temps machine afin de réaliser ce qu'on appelle un fonctionnement multitâche, ou plusieurs applications s'exécutent simultanément. Le noyau comprend toute la couche réseau de Linux,  les interfaces POSIX (norme unifiant les appels système, permettant ainsi à des programmes d'être facilement portés sur d'autres systèmes d'exploitation). Le noyau sait gérer de nombreux systèmes de fichiers, comprend de nombreux drivers, et bien d'autres choses encore.
Le noyau est disponible sous forme de source, et on peut le compiler après l'avoir configuré pour répondre à ses besoins.
Étymologiquement parlant, "
Linux" est juste le nom du noyau du système d'exploitation, mais on a tendance par abus de langage à utiliser "Linux" pour désigner l'ensemble de Linux, du serveur X et des nombreuses applications. La majorité des applications de base livrées avec Linux font partie du projet
GNU (acronyme récursif signifiant GNU is Not Unix). On devrait donc parler de GNU Linux.
Partition / partitionner
Pour utiliser certains media comme les disques durs, on a besoin de les structurer, de les découper en gros sous-ensembles : les partitions. Chaque partition est ensuite elle-même structurée par un système de fichiers. Découper un disque dur en plusieurs partitions permet par exemple d'y faire coexister deux systèmes d'exploitation différents, comme Windows et Linux, qui utilisent des systèmes de fichiers différents (voir la rubrique installation pour le partitionnement pour Linux).
 
PID / Process ID
Linux est un système d'exploitation multitâches, ce qui signifie que plusieurs programmes (qui peuvent être à la fois des applications utilisateur ou des tâches système) peuvent tourner en même temps. Les PID sont des numéros entiers assignés par le noyau qui permettent d'identifier et de suivre et de communiquer avec ces programmes. Chaque PID est unique.
Afin de trouver le PID d'un programme, vous pouvez utiliser des applications graphiques, comme
ktop ou kpm sous KDE. En mode texte, la commande ps vous permettra de lister les informations sur les processus, dont le PID. La commande top présente une vue permettant de classer les processus, par exemple par consommation CPU décroissante. Consultez les pages de man de ps et de top.
Point de montage
Sous Unix,  les systèmes de fichiers, qu'ils se trouvent sur une partition d'un disque dur, une disquette, un CD-ROM, un ZIP... sont attachés à des répertoires particuliers de l'arborescence appelés "points de montage". C'est ce qu'on appelle "monter une partition, un disque, un CD-ROM, etc.". Le point de montage est un simple répertoire, vide avant le montage, et qui après le montage, représente le contenu de la partition qui y est montée. On n'accède pas à la disquette via une "lettre" désignant un "lecteur", comme le A: de DOS, mais à travers un répertoire, comme /floppy.
Par exemple, supposons que nous ayons créé une partition /dev/hda2 (premier disque IDE, 2ème partition) pour contenir le système. On montera cette partition (automatiquement, heureusement !) dans le répertoire racine /. Si la partition /dev/hda3 est destinée à contenir les données utilisateur, on la montera dans le point de montage (=répertoire) /home. On verra le contenu de cette partition dans le répertoire /home comme si c'était n'importe quel autre répertoire, alors que physiquement les données sont sur une autre partition voire un autre disque.
De même, pour accéder à la disquette, on montera le périphérique /dev/fd0 dans le
point de montage/mnt/floppy ou /floppy (selon la distribution) et pour accéder au CD-ROM, on montera le périphérique /dev/cdrom dans le point de montage /mnt/cdrom ou /cdrom.
Process / Processus
Tout programme tournant sous Linux est un processus, qu'il s'agisse d'une application utilisateur ou de tâches système.
 
Source
voir Code source.
 
Root
L'utilisateur root est le super utilisateur, l'administrateur d'un système Linux (et Unix en général).
Habituellement, on ne travaille sous cet utilisateur que pour les tâches d'administration de la machine. Il est recommandé de créer au moins un utilisateur normal, sous lequel on fera tout le reste (bureautique, internet, jeux, etc.).
Pour se connecter en
root, la façon recommandée, pour des questions de sécurité, est de se connecter d'abord sous un user normal, puis dans une console texte, de taper la commande 'su', puis le mot de passe du root. On obtient ainsi un 'prompt' appartenant au root.
 
Serveur de fontes
C'est un programme à qui X s'adresse pour calculer l'image des fontes demandée par les clients X (les applications tournant sous X). Le serveur de fontes, comme les programmes sous X, bénéficie d'une interface réseau : sur votre réseau, il suffit de faire tourner un seul serveur de fontes sur un seul ordinateur, les autres pouvant s'en servir comme point central pour récupérer les fontes.
 
Système de fichiers (File system, FS)
C'est la façon dont les données sont organisées sur une partition , une disquette, un ZIP, etc. Linux possède ses propres FS, comme ext2 et minix, et il gère une multitude de systèmes de fichiers provenant d'autres architectures, dont FAT, VFAT et FAT32 (les systèmes de fichiers de DOS/Windows), Amiga Fast File System, OS/2 HPFS, ISO 9660 (CDROM) avec les extensions "noms longs" Joliet de Microsoft et Rock Ridge, NTFS (Windows NT), NFS (file system réseau), SMBFS (disques Windows partagés), etc.
 
Swap
C'est la mémoire virtuelle de Linux : lorsque toute la mémoire vive (RAM) est remplie, Linux comme tout système d'exploitation simule de la mémoire vive sur le disque dur : on dit qu'il swappe car il échange (to swap en anglais) des informations entre la mémoire vive et le disque dur.
 
Unix
Unix est une famille de systèmes d'exploitation, dont Linux s'inspire et reprend la philosophie. D'autres Unixes sont : BSD et ses déclinaisons, Digital Unix, AIX d'IBM, Solaris de Sun, HPUX de Hewlett Packard, etc. Les Unix sont faits de telle manière que les programmes sont censés être "portables" entre deux unixes différents, c'est à dire qu'il suffit de compiler le code source d'un programme pour le faire tourner sur n'importe quelle architecture utilisant un système d'exploitation Unix. Dans la réalité, chaque constructeur a ajouté ses propres extensions (tiens comme c'est bizarre :) et il faut toujours adapter les logiciels.
Cependant, grâce à la norme POSIX - que respecte Linux, les adaptations sont aujourd'hui relativement mineures pour porter un logiciel d'un Unix posix à un autre.
Window Manager (wm)
voir Gestionnaire de fenêtres.
 
X / X Window
C'est le sous-système graphique de Linux. X Window n'est pas seulement un driver pour la carte vidéo, c'est aussi une interface (API) pour les applications, afin qu'elles affichent à l'écran et reçoivent l'entrée du clavier et de la souris.
X est aussi un serveur réseau, c'est à dire qu'il peut également offrir ses services à travers un réseau, ce qui permet d'afficher sur un écran une application qui s'exécute sur une autre machine, même si les deux architectures sont complètement différentes. C'est pourquoi on parle de serveur X pour désigner le sous-système graphique. Le système X Window tourne sur quasiment tous les Unix, et a même été porté sous Windows ou OS/2.
Quasiment tous les logiciels graphiques sous Linux utilisent X, vous pouvez donc les faire fonctionner à travers un réseau comme décrit ci-dessus.
L'utilisateur n'interagit pas directement avec X, mais plutôt avec ce qu'on appelle des clients X (par opposition au serveur X). Vous utilisez sans doute des clients comme un Gestionnaire de fenêtres (window manager), ou un Environnement de bureau (desktop environment) comme KDE ou Gnome. Pour vous connecter, peut-être utilisez vous aussi un Display manager, comme KDM ou XDM. Au dessus de ces clients se trouvent les applications.
Le système X Window (ou X Window system, ou X Window, ou encore X) est une marque déposée du
X Consortium. Les serveurs X libres distribués avec Linux proviennent du projet XFree86.
Remarque :
En comparaison à Windows, Macintosh and so on... Dans Windows, tout est compris dans la même boîte, le sous-système graphique, l'interface graphique et des applications de base. De même pour le Mac, BeOS, etc. On ne fait pas facilement la différence entre les composants.
Dans le monde X, ce sont des composants séparés, qui pris ensemble forment l'interface graphique utilisateur. Cela semble peut-être compliqué, mais cela a un grand avantage : vous pouvez choisir chacun des composants selon votre goût et vous construire l'interface graphique qui vous plaît le plus. c'est ce qui vous permet par exemple, de remplacer le gestionnaire de fenêtre Enlightenment par WindowMaker dans l'environnement de bureau Gnome.

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